Projets STGM

Jul 092012

C’est avec tristesse que nous vous apprenons le décès de Monsieur Evans St-Gelais. Il est décédé la semaine dernière à son domicile de Saint-Ferréol-les-Neige à l’âge de 84 ans.

Evans St-Gelais, père de Dominique Saint-Gelais associée principale chez STGM, a eu et aura encore longtemps une grande influence sur notre pratique, ne serait-ce que par sa droiture, son honnêteté et son acharnement au travail. Sa créativité innovante en a fait un des piliers de l’architecture moderne québécoise et plus que son entourage immédiat, c’est toute la communauté des architectes québécois qui perd aujourd’hui un de ses acteurs principaux.

Voici le résumé d’un article du journal le Soleil du mois de décembre 2010. Ceci est un bref aperçu de la carrière de ce grand personnage que nous avions la chance de côtoyer, et qui, encore récemment, se présentait régulièrement à nos bureaux pour discuter des projets en cours avec toujours une étincelle dans les yeux. Étincelle, que même l’âge et une santé déficiente n’avaient pas réussi à éteindre.

Né d’une famille de 12 enfants. Monsieur Saint-Gelais entre à l’École des beaux-arts de Montréal étudier l’architecture. En 1957, il ouvre son premier bureau à Jonquière. En 1958, l’architecte Fernand Tremblay, natif d’Alma, se joint à lui. C’est le début d’une longue et féconde association. Les deux allaient enseigner, au matin de son existence, à l’École d’architecture de Québec. Fernand Tremblay la dirigera en 1968-1969.

En 1960, Evans conçoit et construit la maison où sa femme, Paule, lui et leurs 5 enfants allaient habiter jusqu’à ce qu’ils viennent, quelques années plus tard, s’établir à Sainte-Foy. Cette maison, encore aujourd’hui, est bouleversante de créativité, de modernité, de fonctionnalité et de beauté. Elle est située rue du Pont, à Jonquière.
Réalisations

Dans la capitale nationale, le train de réalisations de l’architecte est impressionnant. Au nombre de celles-ci, le pavillon Bonenfant de l’Université Laval (1966), l’église Sainte-Cécile de Charlesbourg (1967), les édifices H et J du Conseil exécutif sur la colline parlementaire, à Québec (1967), la résidence des Oblats à Cap-Rouge (1965), le Centre socioculturel de Vanier (1980), le Centre de recherche et de pédiatrie du Centre hospitalier de l’Université Laval (1984-1988), l’Institut national d’optique (1985), le Manoir Ronald McDonald (1987), sans compter les écoles primaires de Loretteville (1966), Les Bocages de Saint-Augustin (1986), L’Arbrisseau (1980) et des Grandes-Marées (1992) de Cap-Rouge.

À Jonquière, l’église Saint-Raphaël lui vaut, en 1961, la médaille du gouverneur général Vincent Massey. Un an plus tôt, il réalise, avec un maigre budget (75 000 $), celle de la paroisse Saint-Gérard-Majella de Larouche, une perle architecturale, néanmoins. Enfin, l’église Saint-Marcel de Chibougamau.
Collège de Jonquière

Mais le Collège de Jonquière est l’œuvre qui a le plus nourri d’idéal et de passion du tandem St-Gelais-Tremblay. La salle des pas perdus, la chapelle et l’auditorium, tous circulaires, sont adjacents sans être contigus.

Ses dernières réalisations, il les a faites avec sa fille Dominique au sein de la firme St-Gelais Architectes Designer au début des années 2000. Avec Dominique, il a conçu, entre autres, le CLSC La Source au nord de Charlesbourg, projet réalisé à la suite de la fondation de STGM Architectes en 2001, et pour qui il agissait à titre de consultant et de conseiller.

STGM souhaite offrir ses plus sincères condoléances à la famille et à toutes les personnes qui l’appréciaient, et croyez-moi, elles sont très nombreuses.
Les détails concernant la cérémonie vous seront transmis sous peu.

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